Affichage des articles dont le libellé est WC. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est WC. Afficher tous les articles

mercredi 5 octobre 2016

L'histoire vraie des grandes photos de David Groison et Pierangélique Schouler


Ma critique :

Un petit livre très agréable à lire par petite touches.
De vielles photos très connues, de différents style, avec un petit paragraphe sur ce qu'on en sait en général avant d'en expliquer d'avantage le contexte et la prise.
C'est globalement intéressant et varié, facile à lire sans être trop plat. Et le format est idéal pour le petit coin. Ce n'est cependant pas un ouvrage extraordinaire qui me marquera à tout jamais, mais pas mal pour effleurer découvrir le sujet.

Ma note : 4/5

La fiche du livre sur Babelio


Tome 2 : L'histoire vraie des grandes photos depuis 1965


Ma critique : 

Après avoir apprécié le premier tome, j'ai été déçue par celui-ci.Le principe est le même, ça reste facile à parcourir dans un format qui se prête à grappiller par petits bouts.
Mais ici les photos choisies sont moins variés, quelques fois moins connues, et le côté technique photographiques beaucoup plus plat. le style m'a également semble plus lassant.
Beaucoup de photos concernant les actualités. Dans plusieurs cas, j'ai eu l'impression que c'était une photo parmi d'autre autour d'un événement, ce qui est très dommage pour un livre comme celui-ci.

Ma note : 2/5

mardi 30 août 2016

Petites et grandes histoires des animaux disparus de Damien Laverdunt et Hélène Rajcak


Descriptif éditeur

Saviez-vous qu'il a existé des castors de deux mètres de long, que l'oiseau-éléphant n'est pas une créature imaginaire et que les dodos ne sortent pas des pages d'Alice au pays des merveilles ? Connaissiez-vous le megatherium, le glyptodon ou le tratratratra ?
Petites et grandes histoires des animaux disparus nous emmène à travers les cinq continents à la découverte de toutes ces espèces qui ont disparu au cours des siècles. Victimes de l'arrivée des hommes, des changements climatiques, de la chasse et de la pêche, plusieurs d'entre elles se sont éteintes. À travers des récits légendaires et mythologiques, des anecdotes et des explications scientifiques, les auteurs nous racontent l'histoire passionnante de ces disparitions et nous présentent ces animaux, parfois étranges, que nous n'avons pas connus.

Ce livre drôle et grave à la fois est une véritable mine d'informations pour tous ceux qui s'intéressent au monde animalier. Un voyage fascinant autour du monde qui mêle l'univers de la bande dessinée et celui des planches naturalistes, et à travers lequel mythes et science se rejoignent.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur (Actes Sud Junior) et sur Babelio.


Ma critique

Un documentaire jeunesse qui présente des animaux disparus.

Les animaux choisis datent d'un peu toute époque, de la préhistoire aux temps modernes. Beaucoup sont plutôt rigolos (animaux géants ou étranges).

Chaque double page comprend à gauche une planche de BD, présentant soit une petite fiction soit un élément de l'histoire de l'animal ou de sa disparition et à droite une description de l'animal avec une grande illustration.

Je n'ai pas beaucoup accroché aux styles de BD, elles comprennent trop de textes pour pas grand chose à mon goût, et leur intérêt m'a parfois semblé discutable. L'humour est très orienté jeunesse.

J'ai plus aimé les pages de droite, avec leur grande illustration façon dessin naturaliste simplifié et leur petits faits sur les animaux.

Si c'est rigolo de découvrir ces animaux - dont la sélection est bien faite - j'ai moyennement aimé le ton du livre, façon écolo-culpabilisante. Bien que je sois d'accord avec le fond, je trouve ça dommage de ne pas avoir présenté d'exemple de disparition pour des facteurs autres que l'homme (ce qui est d'ailleurs peut-être le cas pour certains des animaux de ce livre, comme c'est d'ailleurs signalé "mais bon, ça reste quand même un exemple de comment l'homme pourrait être dévastateur même si finalement cette théorie est incomplète". Par contre, la fresque des dates de disparition avec illustrations en ombres chinoises (y compris de l'intervention de l'homme) en fin d'ouvrage est très chouette, marquante, et illustre bien ce propos.

Ma note : 2/5

Bzzzz Une histoire de mouches de Cécile Colin-Fromont et Marc Boutavant



Descriptif éditeur

C'est elle qui a goûté tes coquillettes, qui a osé se poser sur ta fourchette et qui, quelle horreur, a déposé des petites crottes sur la lanière de ta sandalette ! Mais, attends avant de sortir ta tapette : cette petite mouche, es-tu bien sûr de la connaître ? 

BZZZZ, une histoire de mouches
 pour tout savoir sur ces insectes à la fois familiers et méconnus qui forment une grande famille : leur vie, leurs habitudes, leurs records, leur place dans la nature.


Ma critique 

Un court et rigolo documentaire jeunesse sur les mouches.

On y découvre (oui, moi aussi) plein de petite choses sur les mouches, que ce soit côté classification biologique, leur place dans leur environnement ou des nos proverbes. On fait - rapidement - tout le tour du sujet. Les faits rapportés - en petits paragraphes très illustrés classés par thème - sont très variés.

Le ton est précis et agréable sans être difficile (avec un glossaire en fin d'ouvrage), les illustrations rigolotes et pertinentes.

Le format (double pages thématiques formées de petits paragraphes) et le thème sont particulièrement adaptés pour une lecture aux WC.

Je le conseille pour tous, enfants comme adulte (enfin, avant 7 ans c'est probablement difficile). Une belle réussite !

Ma note : 5/5

lundi 28 décembre 2015

13 à table !

    
     

L'opération :
Les deux recueils de nouvelles 13 à Table ! (celui de l'an dernier et de cette année) sont publié à but solidaire, pour les restaurants du coeur, en achetant ce livre à 5€, vous permettrais donc la distribution de repas.

Une petite parenthèse : si pour 5€ ont peut mettre de côté de l'argent pour une bonne action, pourquoi les livres sont habituellement si chers ? On pourrait payer les gens avec cet argent en extra, non ? Bon, visiblement ça marche pas puisque je crois que le marché du livre est assez tendu, mais je suis toujours étonné de voir que les opérations pour lesquels les bénéfices sont reversés aux asso sont plutôt moins chers que la moyenne, alors que j'ai l'impression que ça devrait être l'inverse. Et c'est assez révélateur du fait qu'on veut bien être généreux, mais quand on y fait des "économies".

Je pourrais blablater sur à quel point l'opération est cool, sauf qu'en fait mes seuls renseignements dessus c'est ce qu'il y a écrit sur les livres (et qui me suffisent) et que maintenant vous en savez autant que moi et avez probablement une opinion aussi bien fondée que la même.

Le principe :
Il s'agit de recueil de nouvelles, chacune écrite par un auteur (à succès, dans diverse proportion) différent, autour d'un thème commun. J'aime beaucoup beaucoup ce principe qui permet de découvrir douvement des auteurs et de s'amuser des différences entre les histoires inspirées par un même thème (assez large, un repas l'an dernier, frères et soeurs celle-ci). Ca m'a permis de découvrir un peu le style de certains auteur et de me donner l'envie de m'y lancer ou pas. C'est varié, avec des univers sans grands rapports les uns avec les autres mais possédant tout de même un thème qui fait office de fil rouge et donne un sens au principe du recueil.

Bon, en pratique, dans les deux cas, j'ai parfois trouvé les thèmes trop peu présents, ou sous des aspects trop déformés. Mais je reste fan du principe.

Et détail : ça me soule un peu ces livres qui paraissent pour Noël et qui étant (entre autre) destinés à des cadeaux de fin d'année, portent le numero de l'année suivante. Du coup 13 à table 2016 est celui publié en 2015, pratique. Le bon côté des choses, c'est que ça a été reconduit :), et avec un titre pour "2016" on espère que ça le sera encore.




13 à table ! (2015), sorti en 2014, de :
Françoise Bourdin
Maxime Chattam
Alexandra Lapierre
Agnès Ledig
Gilles Legardinier
Pierre Lemaitre
Marc Levy
Guillaume Musso
Jean-Marie Périer
Tatiana De Rosnay
Eric-Emmanuel Schmitt
Franck Thilliez
Bernard Werber


Présentation éditeur : 
13 des plus grands auteurs français actuels pour 13 nouvelles centrées autour d'un thème commun : un repas. Intrigues policières, réunions de famille qui dérapent, retrouvailles inattendues... Du noir, de la tendresse, de l'humour, de l'absurde, à chacun sa recette. 13 repas à déguster sans modération, alors à table !


Ma critique : (reprise de ma critique Babelio de l'an dernier donc avec des redites par rapport à l'introduction) 

Le principe d'un recueil d'auteur un vogue sur un thème commun, le tout à prix abordable (parce que oui, malgré le fait que les bénéfices soient reversés ce n'est pas cher...) : je connaissais très peu des auteurs et c'était pour m'oi l'occasion de découvrir ces auteurs qui ont beaucoup de fans et de détracteurs pour avoir une idée de ce à quoi ça ressemble. Un catalogue mais dont la lecture a un interet propre. Et de ce point de vue là je trouve ce livre très réussi : on sent la patte de chacun (même si n'en connaissant qu'une minorité) et on se fait une idée de si le style et l'ambiance pourrait nous convenir ou pas. 

Quelques regrets cependant autour du thème commun : contrairement à ce qui est annoncé je n'ai pas du tout senti le thème commun comme "un repas". La nourriture un général, plutôt. C'est un peu dommage je trouve que si peu de nouvelles soient vraiment dans le thème. Bon, ça ne change rien à la qualité des nouvelles mais peut-être un peu à celui du recueil en tant que tout. On sent que les nouevlles ont été commandée et réunie sans être pensées pour fonctionner les unes avec les autres. On retrouve par exemple plusieurs fois un peu la même idée centrale à l'histoire et c'est dommage. 

Je ne suis pas une grande adepte de courtes nouvelles, je trouve que ça laisse souvent un certain goût et "oui, et ?". Comme c'est mon premier recueil regroupant des auteurs de genre aussi varié, il m'a permit de réviser un peu mon jugement. En fait, j'ai l'impression que ce que je n'aime pas dans une nouvelle, comme dans un roman en fait, c'est quand la longueur et la dynamique ne sont pas parfaitement adapté au format, et que sur du court ça se voit d'autant plus. 
C'est le principal défaut que je donnerais pour (quasiment) toutes les nouvelles de ce recueil que je n'ai pas aimé : une nouvelle sur une idée toute simple ça peut être chouette mais mettre une pseudo profondeur sur 20 pages pour des personages que l'on ne fera de toute façon d'éfleurer plutôt que de dire ce qu'il y avait à dire en moins de 10 pages je trouve ça indigeste.

Au final, certaines très bonnes découvertes, quelques déceptions, quelques confirmations de ce que je pensais être mes gouts et pas mal de "mouais, pourquoi pas". 

Mes avis pour chacune des nouvelles, parfois un peu rude mais comme je le disais plus c'est court plus mes avis sont tranchés !

- Françoise Bourdin, Olympe et Tatan 2/5 : j'ai réussit à m'ennuyer. Pas vraiment mauvais mais en deux pages on a compris tout l'interet de la chose. Je ne connaissais pas l'auteur et si le style ne me fait pas fuir il faudra un résumé sacrément attrayant pour me donner envie de m'y mettre.

- Maxime Chattam, Maligne 5/5 : très chouette, passé les 2 premières pages on a que des informations essentielles à l'histoire sans pour autant voir des personnages trop creux. Une bonne intrigue dynamique et originale qui arrive à nous faire ressentir quelque chose. Du coup j'ai envie de décourvir l'auteur. 

- Alexandra Lapierre, Nulle, nullissime en cuisine ! 4/5 : rigolo et sympathique, un peu creux et très léger, sans être très original. Ca passe bien dans ce format mais ne me donne pas spécialement envie d'en lire plus dans le même genre, mais pourquoi pas. 

- Agnès Ledig, Un petit morceau de pain 3/5 : pas désagréable, une histoire un peu niaise qui dit ce qu'elle a à dire sans en faire des montagne, rien de bien remarquable non plus. c'est gentillet, une nouvelle de temps en temps pourquoi pas. Il faudrait par contre me promettre une situation un peu plus excitante pour m'incitr à lire l'auteur sur un format plus long. 

- Gilles Legardinier, Mange le dessert d'abord 2/5 : Je connaissais l'auteur pour un de ses romans et son humour n'est pas vraiment à mon goût, mais ici ce n'est pas ce qui m'a le plus dérangé. Il ne s'agit pas vraiment d'une nouvelles, mais de deux épisodes autobiographiques enrobé de blabla que j'ai trouvé légèrement suffisant. Après nous avoir raconté à quel point les repas sont au centre des évenements importants et qu'il est le parfait ambassadeur de cet esprit (je force le trait), deux histoires sans liens nous sont racontées, deux histoires où le repas ne joue qu'un rôle très périphérique... Bref, un loupé pour moi. Cependant, la deuxième histoire est plutôt sympathique, et elle aurait d'après moi mieux fait d'être raconté seule et plus sobrement. A vouloir en faire trop, on se retrouve dans un entre deux que je n'ai pas apprécié. 

- Pierre Lemaitre, Une initiative 4/5 : sans être exceptionnelle, une bonne nouvelle sur la solitude et la difficulté du quotidien. Le ton reste léger et soupoudré d'humour sur un fond finalement assez sombre. Pas complètement convaincu par le style très simple et fluide, je reste curieuse de découvrir les oeuvres de l'auteur.

- Marc Levy, Dissemblance 1/5 ; bon, là, j'ai detesté. Déjà, le thème est absent et c'est bien dommage. Ensuite le ton moraliste et entendu me déplait franchement, surtout qu'il repose complètement sur du creu. Attention spoiler sur le coeur oh combien profond de la nouvelle (....) : le racisme, c'est mal. J'avais entendu des echos très variés sur Lévy et je me disais que j'allais p'tet essayer un jour pour voir dans quel camp je me rangeais, je pense que ce ne sera pas necessaire. 

- Guillaume Musso, Fantôme, 4/5 : Comme pour Lévy j'ai entendu des fans et des gens qui trouve l'auteur vraiment nul, et j'hésitais à découvrir. Et bien je trouve cette nouvelle réussie, le thème et la résolution ne sont pas farouchement originaux mais dans le format ça passe bien, on est dedans quand on le lit, le style n'est pas déségrable. Un peu prévisible, mais on va accuser le format. 

- Jean-Marie Périer, Jules et Jim, 2/5 : bien pensant et bien trop creu. Trop de personages, une histoire quasi inexistante. Dommage, le thème était respecté. Pas déplaisant mais pas intéréssant non plus. Je ne suis pas bien avancée quand à savoir si je risque d'appérécier l'auteur ou pas. 

- Tatiana de Rosnay, Le parfait, 2/5 : Bon, là ce n'est pas pour moi. Plutôt réussi dans son genre, de l'humour autour d'une belle-mère acariatre et du stress du mariage ne m'a pas touchée. Du coup, je suis mal placée pour dire si c'est réussi ou pas. 

- Eric-Emmanuel Schmitt, La part de Reine, 2/5 : grand étalage de boin sentiment. Ca traîne beaucoup trop pour décrire en long en large et en travers comment Reine est le meilleur chien du monde, meilleur (au sens de la bonté) que n'importe quel humain du monde. Beaucoup trop long pour ce que ça à à dire, dommage. De plus, j'ai trouvé que l'environnement non plus (les liens entre les certains personages, comme le jeune garçon dont les parents sont athés et qui connait plutôt bien le curé et sa réputation) n'était pas très crédibles, ce qui rajoute au coté lourd et moralisateur de l'histoire. 

- Franck Thilliez, Gabrielle, 4/5 : Une nouvelle agréable sur l'observation des ours. J'ai trouvé un peu inutile d'aller y mettre une révélation à la fin, l'intrigue n'en avait pas besoin. J'ai trouvé le tout bien écrit, on ressent quelque chose avec le personage. Un petit peu trop sur la trace de l'homme sur l'environnement sans raison particulière de causalité, mais ça colle au personage. Ca m'a convaincu de lire Puzzle, dont le plot me plaisait. 

- Bernard Werber, Langouste blues, 5/5 : J'ai beaucoup aimé ! Intelligent et légéer, avec un humour qui me plait bien. Une langouste s'adresse directement au lecteur, sur un ton bonhomme qui, pour moi, marche bien. Pourtant, je n'avais pas aimé ce que j'avais essayer de lire de Werber (le début de fourmis et un autre). Je crois que je préfère largement ce format là, nettement plus anecdotique et qui ne vous promet pas de vous révéler les plus grands secrets de l'univers. 


Ma note : 4/5




13 à table ! 2016, sorti en 2015, de :
Françoise Bourdin
Michel Bussi
Maxime Chattam
Stéphane De Groodt
François d'Epenoux (tiens, pourquoi le précédant a son article en majuscule et pas celui-ci ?)
Karine Giebel
Douglas Kennedy
Alexandra Lapierre
Agnès Ledig
Nadine Monfils
Romain Puértolas
Bernard Werber 


Descriptif éditeur : 
Les plus grands auteurs de la littérature contemporaine ont pris cette année encore leur plus belle plume pour vous concocter un délicieux recueil de nouvelles autour d'un thème : frère et sœur. Ceux qui s'aiment, ceux qui se détestent... Souvenirs d'enfance, vie commune, haine larvée ou avouée, à chacun sa recette. Douze fratries à découvrir sans modération. 

Ma critique :

Depuis l'an dernier, je me suis mise à lire nettement plus de nouvelles, et comme en plus j'avais beaucoup aimé le principe (et le contenu) de ce recueil 'an dernier, je me suis forcément jeté sur ce nouveau tome. 

Je l'ai globalement moins apprécié que le précédent : aucune des histoires n'a été un vrai coup de coeur et beaucoup m'ont plutôt déplut. J'ai regretté, encore plus que dans le précédent, le refus de l'interprétation classique du thème. Ainsi, on a absoluement aucune histoire d'enfance entre frères et soeurs. Dommage. On a par contre droit à de multiples jumeaux et frères cachés, et pas toujours pour des plus convaincants. 

Et, forcément, le titre fait moins sens avec le thème. 

Les nouvelles : 
Françoise Bourdin - Cent balles - 2,5/5 - C'est pas mal écrit mais je n'ai pas du tout accrocher à la petite histoire d'oncle confident si différent du père. Et à part ça, bah il n'y a pas grand chose dans cette histoire centrée sur une introspection un peu caricatural à la chute entendue d'un père de famille respectable. 

Michel Bussi - La seconde Morte - 4/5 - Si le style est extrèmement plat - facile à lire avec un vague humour léger de midinette et sans grand intéret - c'est probablement la meilleure histoire de ce livre, complètement basés sur la rivalité fraternelle et ses diverses conséquence et avec une chute originale et bien amnée (on a des indices avant).

Maxime Chattam - Ceci est mon corps, ceci est mon péché - 1/5 - Je n'ai pas du tout aimé celle-ci ! Ca traîne en longueur pour nous décrire larrivée d'un policier dans une cellule d'enquête très spéciale, ça monte la sauce et puis... rien. Le côté très axé enquête tue l'effet horrifique possible, et l'histoire est trop tordue pour faire sens en elle même et éveiller des peurs primaires, ce qui l'oblige en plus à se justifier à moitié mais pas vraiment non plus. Un gros flop pour ma part.

Stéphane De Groodt - Frères Coen - 4/5 - C'est une suite de jeux de mots sans réel fil conducteur, par association d'idées plus ou moins aburde. J'ai beaucoup sourit et un peu rit. C'est dense et pas facile à lire. Le longueur est très bien adaptée : en 4 pages ça arrive à nous faire rentrer agréablement dans la dynamique sans être trop lassant. Après, tout dépend si vous aimez ce tyupe d'humour. Moi (à petite dose) oui.

François d'Epenoux - La main sur le cœur - 2,5/5 - Un petit épidose sur une fratrie en conflit qui fait un effort pour leur maman. C'est à peu près tout, et si le tableau n'est pas mal dépeint il manque un peu de contenance.

Karine Giebel - Aleyna - 1/5 - Une histoire sur les mariages arrangés dans les familles musulmanes extrémistes. On rentre dans pas mal de clichés. Le sujet est intéressant mais a été traité sans finesse. Le style un peu plat, les points de narration plus originaux font un peu artificiel, tout comme la relation de fraternité supposé être la plus importante (alors que les autres sont bien traitées). C'est probablement pas si mal mais le traitement réducteur du problème (avec notamment les femmes morales vs les hommes cruels...) me met mal à l'aise.

Douglas Kennedy - Tu peux tout me dire - 3/5 - Une morale originale sur bases de secrets de famille. Mais ces secrets sont sont effleurés soit dilués. J'en garde donc un bon souvenir mais je n'ai pas passé un bon moment en lisant. L'essentiel de l'interet de la nouevlles tient pour moi en quelques lignes. Si le thème de la famille est bien présent, celui de frère et soeur pas vraiment.

Alexandra Lapierre - Fils unique - 2/5 - Une petite histoire autour d'un homme d'âge mur et de son potentiel demi-frère. Pas désagréable, mais là encore j'ai eu du mal à accrocher à l'histoire, et ça trâine un peu en longueur pour pas grand chose.

Agnès Ledig - Karen et moi - 3/5 - Une jolie petite histoire d'amitié et d'attirance. C'est passablement niais mais agréable. Probablement idéal pour tremper un orteil dans la littérature "feel-good" (c'est à dire à l'eau de rose en pas grandiloquent). Le style ici encore se fait discret.

Nadine Monfils - La robe bleue 2/5 - Ca part un peu dans tout les sens, avec une histoire principale un peu mal définie. L'histoire côoté fratrie n'a pas vraiment de rapport avec les reste de l'histoire. J'ai un peu l'impression de deux ébauches d'histoires - au moins pour partie largement inspirées d'autres histoires - entremelées sans qu'elles ne se lient. Le style change un peu, du langage beauf un peu familier/parlé/brut mais avec assez de structures pour rendre la lecture agréable.

Romain Puértolas - Le Premier Rom sur la Lune 2/5 - Une histoire invraissemblable à laquelle je n'ai pas accroché. De la SF humoristique, avec un humour lourd (et un peu éculé) qui ne me plait pas.

Bernard Werber - Jumeaux, trop jumeaux 3/5 - Des originalités et un style plutôt agréable, mais un contexte vu et revu - et sans grande saveur - et pas mal d'incohérence scientifique qui me chagrine venant de cet auteur (que je connais principalement de réputation, mais j'avais beaucoup aimé sa nouvelle La langouste bleue dans le recueil de l'année passé). Par exemple la remarque "plus que des jumeaux, des clones" qui m'a fait levé les yeux au ciel. Globalement, j'ai trouvé l'histoire absolument pas vraisemblable et placée dans un cadre qui ne met pas franchement d'humeur pour des explications mystiques non plus.


Je suis peut-être un peu sévère, mais ça s'explique en partie par ma déception face au thème que j'attendais. Et en partie aussi parce que j'ai trouvé le tome de l'an passé plus réussi.

Ma note : 3/5

mardi 3 novembre 2015

Mots et expressions françaises

Plus ou moins recemment, j'ai lu trois livres sur la langues française, et comme la comparaison me démange, les voila réunis en un unique article - tout aussi bourré de faute de français que d'habitude, désolée !

L'aventure des mots français venus d'ailleurs 
de Henriette Walter



Descriptif éditeur :

En linguiste qui ne perd jamais son sens de l'humour, Henriette Walter multiplie les exemples, les anecdotes, les détails piquants pour faire de cette histoire des mots français venus d'ailleurs une aventure peu commune.


Qui penserait attribuer une origine étrangère à des mots comme jupe, épinard, braguette, violon ou encore sentimental ? Et pourtant, jupe vient de l'arabe, épinard du persan, braguette du gaulois, violon de l'italien et - qui l'eût cru ? - l'adjectif sentimental nous est venu du latin, mais par l'anglais.
Si l'on sait bien que la langue française est issue du latin, on oublie souvent qu'elle s'est enrichie au cours de sa longue histoire de milliers de mots venus des quatre coins du monde : du grec, du celtique, du francique, mais aussi de l'italien, de l'anglais, de l'espagnol, du portugais et encore de l'arabe, du persan, du turc, du japonais, et des langues amérindiennes ou africaines.
Henriette Walter raconte l'histoire de ces mots, de ces vagues d'immigration parfois clandestines qui ont petit à petit donné des couleurs à la langue française


Citations :
Ce livre voudrait montrer au contraire que, lorsqu'une langue "emprunte" des mots, elle s'enrichit de mille façons (...).
Cette citation (comme la suivante) est tirée de la préface (ou introduction, ou je ne sais plus), et c'est personnellement un avis que j'ai tendance à partager. Cette vision est un peu plus détaillée, notamment dans le paragraphe suivant, dont le ton me semble assez représentatif de celui du livre :
Pourquoi se plaindre des emprunts ?
Pour désigner tous ces mots que les langues du monde apportent à l'une d'entre elles, les linguistes ont un euphémisme plaisant : ils parlent pudiquement "d'emprunts" chaque fois qu'une langue prend des mots à sa voisine, tout en n'ayant pas la moindre intention de les lui rendre un jour. Et, chose curieuse, au lieu de voir les usagers de la langue emprunteuse se réjouir de l'adoption d'un mot étranger qui lui faisait défaut, et ceux de la langue donneuse marris du larcin dont elle a été victime, c'est exactement l'inverse qui se produit.
Les modes changent et les raleries des puristes aussi, comme par exemple à la renaissance pour les emprunts à l'italien (je ne me souviens plus de l'ouvrage précis auquel il est fait référence) :
Au fil des pages, on apprend aussi avec surprise que risque et réussir, ainsi que parapet ou caprice, copiés sur l'italien, sont alors des néologiqmes insupportables.
Je trouve le ton, sans être franchement drôle, riche d'une forme d'humour qui me plait bien, en particulier lors d'encarts ou de petits paragraphes plus ou moins ludiques.
Le nom du lapin, qui a peut-être été emprunté à une ancienne langue méditerranéenne, a causé bien des soucis aux Français soucieux de bonnes manières. En effet, le nom de ce petit rongeur était cuniculus en latin, devenu conil et conin en ancien français. On voit tout de suite les jeux de mots un peu lestes que ces formes pouvaient susciter, et on comprend pourquoi ils ont été abandonnés au XV° siècle et remplacés par lapin, mot formé à partir de lepus, qui désignait pourtant en latin un autre animal, le lièvre. En faisant une entorse au sens, on pensait avoir préservé la bienséance, mais on avait pas mesuré toutes les conséquences de ce nouveaux choix : avec le nom de la femelle du lapin, le problème restait entier.


Ma critique : 

C'est un livre que j'ai adoré !

Si le sujet m'intéresse vaguement, je l'ai surtout trouvé super bien raconté. Il faut tout d'abord signalé que je suis assez d'accord avec la plupart des idées ou des piques dissiminées ici et là : j'aime bien les emprunts qui servent à quelque chose, et j'utilise la langue de manière assez flexible. Probablement même beaucoup plus que ce qui est présenté ici, bien plus savant et respectueux de la grammaire/orthographe/... que moi. Et les abus sont moqués dans les deux sens.

Le ton est très agréable : c'est facile à lire en étant intelligent, et franchement divertissant. Au final, j'ai lu le livre presque comme un roman : il y a même des moments où j'ai eu du mal à le lacher parce que je voulais savoir la suite ! L'humour, ou en tout cas la légreté de ton, est bien présent tout du long.

L'évolution de la langue a une histoire est correspond à des développement historique. Cette intéraction et sa logique est ici bien présenté, et illustré de nombreux exemple. Les différents groupes de langues parlé à divers endroits en fonction des époques sont bien présenté, à la fois de manière précise et accessible aux néophytes (dont je fait partie). Il y a notamment des petits arbres généalogique des langues, vivantes et mortes, (ça a probablement un vrai nom) des groupes qui sont évoqués aux chapitres corresponds, ce qui est très chouette pour ce repérer.

Les chapitres se constituent globalement autour d'une langues dont on à emprunté à une époque donnée. On nous raconte ensuite les mécanismes d'emprunts plus ou moins régionaux et leur chemin jusqu'au français. De nombreux exemples sont cités, dont certains sont développés lors de paragraphe dédié. Des encarts ludiques ponctuent le tout - des poèmes déformés où on nous propose de deviner la langue d'origine des mots d'emprunt, par exemple. Le livre est bourré d'anecdotes amusantes sur le chemins ou la déformation de certains mots.

Il y a un index en fin d'ouvrage, regroupant "tous" les mots français venus d'ailleurs. Et bien sur avec les renvois approprié pour ceux qui ont pu être évoqué dans le livre. Il y manque tout de même des mots plus récent et plus ou moins argotique : par exemple zob n'y figure pas - ou si je confond (je n'ai plus le livre devant moi, encore un emprunt à ma merveilleuse bibliothèque) un autre du même tonneau). La bibliographie est également très détaillée.

Au final, j'ai l'impression d'avoir acquis une vision assez complète sur les mécanisme d'emprunt, ponctuée d'anecdotes drôles - représentatives ou au contraire exceptionnelles. Et surtout, j'ai ressenti un grand plaisir à la lecture.

Critique publiée sur Babelio

Ma note : 5/5



Secrets des expressions françaises 
de Colette Guillemard





Descriptif éditeur :

Ce livre recense des expressions françaises bien connues, qui appartiennent au langage courant et dont on ignore souvent l'origine. Colette Guillemard raconte leur histoire et donne les clés de leur provenance. Plus de deux cent cinquante expressions sont ainsi présentées, parmi lesquelles la fin des haricots, se ronger les sangs, mesures draconiennes, mettre son grain de sel, dorer la pilule, tomber sur le paletot, aller à vau-l'eau, tomber de Charybde en Scylla, promettre monts et merveilles, le vilain petit canard, l'affaire est dans le sac et bien d'autres…

Un livre qui fait renouer avec les bonheurs de la langue.

Colette Guillemard a écrit plusieurs livres sur les mots de la langue française et leur rapport à la cuisine, aux couleurs ou aux jardins. Elle est également l’auteur de La Vie des enfants dans la France d'autrefois.

La fiche du livre sur Babelio


Ma critique :

Bon, j'ai globalement pas accroché.

J'ai emprunté le livre à la bibliothèque, choisi un peu par hasard parce que le sujet collait à mon humeur et que je voulais en ouvrage organisé "par paragraphe" pour lire aux toilettes.

Beaucoup d'expression ou de mots sont traités dans cet ouvrage. Pour les expressions, l'auteur nous présente une explication satisfaisante sur son origine, malgré des sources peu variées et parfois peut-être insuffisantes. Pour les mots ou manière de dire dont elle dénonce l'usage, j'ai nettement moins apprécié.

Globalement, le ton est vraiment pédant - ce qui me file des boutons pour tout type d'ouvrages. Le livre juge et condamne beaucoup ce qu'écrivent parfois les journaliste, oumême de ce que telles ou telle personnalité publique a pu dire à la radio ou à la télé. Personnellement, je trouve ça normal de faire des fautes plus ou moins grandes dans un discours oral et je trouve un peu vain de lancer sans arrêt des piques là-dessus. Et autrement le style est plutôt descriptif et manque un peu de relief, d'esthétique ou d'humour.

Il s'agit d'une complilations d'articles. Certains sont très proches au point de faire doublon, ce qui n'est pas bien gênant si on en lit un de temps en temps, je suppose. Moi j'ai tendance à lire mes livres de bout en bout.

Un détail qu'on excusera facilement : une petite erreur - ou en tout cas imprecision - lorsque l'on parle de sciences. Sur le chapitre entre maximal et maximum, l'auteur signale que les deux formes existent et que l'on a entendu l'une et l'autre de divers sources, en particulier scientifiques. Or, en mathématiques, ces deux mots n'ont pas le même sens (le maximum est unique et comparable à toute les valeurs alors qu'un élément maximal n'admet pas d'élément qui lui sont comparables plus grands que lui).

Bref, si j'y ai appris des choses intéressante, je crois que le ton du livre et certains articles ne sont tout simplement pas pour moi. Et, lu au même moment, il a beaucoup souffert de la comparaison - je l'ai trouvé moins érudit, plus borné, plus pédant et surtout nettement moins fun. 

Critique publiée sur Babelio


Citation : 
Et si, comme tant d'autres dont nous déplorons l'invasion, c'est par l'intermédiaire de l'anglais que ce mot d'origine latine se réintroduit dans notre langue, nous avons cependant une consolation : ce n'est pas au jargon technico-américain qu'il est emprunté, mais à la langue anglaise la plus pure.
Comme j'étais en train de lire ce livre en même temps que le précédent, j'ai forcément relevé lorsque je suis tombée sur cette citation. Vous l'avez compris, je préfère la vision précédente, nettement moins pédante, alors qu'on frole ici le ridicule.


Ma note : 2/5



200 drôles d'expressions
que l'on utilise tous les jours sans vraiment les connaître 
de Alain Rey et al





Descriptif éditeur :
Jouer avec les mots pour qu'ils ne se jouent pas de nous. Éclairer les obscurités, lever les couvercles qui font de nos expressions favorites des trésors cachés.

Voilà ce qu'une équipe d'amoureux du langage, animée par Alain Rey, a imaginé pour nous permettre d'«en connaître un rayon » et faire que nous cessions de «ne pas être dans notre assiette ». Quand on se lève «dès potron-minet», on peut reconnaître le minet, mais certes pas le potron. Si les choses se produisent «au fur et à mesure », qu'es aco, ce «fur» ?


La langue française est une richesse, mais c'est aussi une boîte à malice. Déjouer cette malice, ce n'est pas trahir notre langage, c'est l'enrichir, et c'est nous faire plaisir. 200 fois plaisir, par les temps qui courent, ce n'est déjà pas si mal.

Et quand quelques-unes de ces expressions sont pimentées par Stéphane De Groodt, virtuose de jeu de mots, c'est encore plus savoureux !

Racontées par Alain Rey 

Linguiste et lexicographe reconnu, Alain Rey est l'auteur de nombreux ouvrages de la langue française et l'un des principaux créateurs des dictionnaires Le Robert.

Avec la participation de Stéphane De Groodt

Comédien de renom, ce natif de Bruxelles est également un funambule des mots connu notamment pour ses chroniques sur Canal+ qui ont donné naissance à ses célèbres Voyages en absurdie (Plon).


Le livre sur le site de l'éditeur, le Robert

La fiche du livre sur Babelio


Contexte :

Ce livre m'a été offert par Le Robert grâce à Babelio, merci ! Et il a donc été lu de bout en bout en une quinzaine de jours, pour pouvoir en faire la critique dans les délais (et aussi parce que je voulais le prêter à des connaissances qui je l'espère apprécieront.).



Ma critique :

J'ai aimé ce livre, dont les doubles pages se lisent comme des petites friandises de savoirs et d'humour.


Chacune nous présente une expression - réellement courante pour la plupart, même si une part pas si négligeable sont tout de même vieillit ou peu usité (une dizaine m'étaient même totalement inconnues - mais pas forcément les mêmes que pour M. Hum. Comme quoi, notre environnement et nos lectures jouent pour beaucoup dans les expressions que l'on connait). L'expression fait lieu de titre, avec en gras son mot le plus significatif - grâce auquel l'ouvrage est organisé par ordre alphabétique. En dessous, en petit encart nous explique sa signification. Ensuite, quelques paragraphes permettent d'expliquer l'expressions, avec beaucoup d'humour. Enfin, un petit encart final permet un apport différent : soit la définition du Robert du mot principal, soit un extrait  littéraire, ou encore une intervention humoristique de Stéphane de Groodt.


Le ton utilisé pour les textes principaux est très chouette. Toujours informatif, il utilise également de bonnes doses d'humour et de jeux de mots qui la plupart du temps n'alourdissent pas le style. De nombreux rapprochements sont fait entre expressions faisant apparraître les mêmes mots, et ça discute pas mal des images évoquées par les mots employés. Forcément, du coup, il n'y a pas une quantité démentielles d'informations qui peuvent être racontées, la plupart des explications sont donc souvent assez succintes. Ce qui est la plupart du temps suffisant mais donne un peu l'impression de survoler l'origine de l'expression plutôt que de creuser jusqu'au bout. Si les sources ne sont pas légions elles sont néanmoins variées, ce qui est appréciable.


Les petits encarts de bien sont très bien choisit. Les définitions reprennent syntaxiquement les informations déjà données (et permettent parfois un peu de clarifier). Les citations proviennent de sources très diverses, tant en époque qu'en support (roman, journaux, lettres). Les interventions de Stéphane de Groodt m'ont un peu moins convaincue : il s'agit en général d'une origine pipeau de l'expression jouant sur les mots. C'est pas désagréable et ça permet de jouer avec un style d'humour un peu différent mais la couverture en fait espérer nettement plus. Certaines des informations données sont déjà bien connues de nombreux amoureux de la langue ou de la mythologies, et sont peut-être introduites en trop grandes pompes. 


Les expressions sont plutôt variées, mais on évite pas certaines redites. Dans une petite poignée de cas, l'ordre alphabétique fait que deux expressions similaires se retrouvent l'une à la suite de l'autre, dommage. Et ici non plus on évite pas un petit flottement sur la sciences avec la quadrature du cercle, que mon oeil de matheuse regrette de ne pas voir définie ou racontée de manière un peu plus clair. ("Il a été prouvé impossible de" c'est pas vraiment la même chose que "on y arrive pas", de même que l'utilisation de la règle et du compas uniquement est une façon d'exprimer des contraintes mathémtiques, et pas des contraintes matérielles de l'époque.) 



En bref, c'est très plaisant, souvent franchement drôle et instructif, même si on se contente parfois de survoler un peu rapidement certaines expressions, la plupart des informations données sont réellement intéressantes voir surprenantes


Coiffer quelqu'un au poteau
[...]
Coiffer quelqu'un au poteau, c'est à la fois le battre de peu (d'une tête) et au dernier moment (au poteau d'arrivée). Autrement dit, c'est gagner d'un cheveu, à un poil près, pile-poil au bon moment.
Le livre est bourré de jeux et mots et de traits d'humour de ce goût. De nombreuses autres citations sont disponibles sur Babelio, par exemple, et vous pouvez feuilleter le début de l'ouvrage sur le site du Robert (qui en est l'éditeur). 

Ma note : 4.5/5

mardi 27 octobre 2015

Petits métiers des villes petits métiers des champs de Fabienne Reboul-Scherrer



Descriptif éditeur : 

C’est tout un pan de notre histoire et de notre patrimoine qu’on redécouvre entre nostalgie et émotion. 
Si certains « petits métiers », tels les chiffonniers ou les marchands de marrons chauds, existent toujours, d’autres ont totalement disparu : le ramasseur de mégots, le bagotier et le tambour de ville ne sont plus que des souvenirs. De très nombreux documents (dont une grande partie en couleur) nous permettent d’imaginer la vie quotidienne de ces « gagne-petit » : photographies d’époque, tableaux, gravures, illustrations…


Contexte - J'aime ma bibliothèque : 

Voila un livre emprunté à ma bibliothèque. Elle est pleine de beaux livres plus ou moins abordable de ce type, et je trouve ça génial. C'est un genre que je lis beaucoup au toilettes, parce que le format catalogue s'y prête bien. Ca permet de s'intérresser à des sujets variés au petit bonheur la chance de ce qui nous tombe sous la maison parmis les nombreux rayonnages. Comme ça j'ai déjà lu des livres sur les expression française ou les mots venus de l'étranger, sur les créatures imaginaire, des beaux livres de photos (mais j'ai pas fini), et prochainement pleins d'autres j'espère !

Là, c'était ma première incursion dans le rayon "fond thématique - Histoire ouvrière". Et globalement chaque [période indéterminée] ils ont une selection de livres sur un thème donné (les ruines, le Brésil, père et fils,..) à l'entrée contenant des livres de toutes sortes qui ont l'air chouette. (Mais chaque fois je regarde après avoir déjà pris trop de livres).

Et je la trouve agréable et bien agencée, donc même quand ya du monde (le mercredi après-midi) on en a pas vraiment l'impression. Et ils ont l'air pas mal en langues étrangères. 

Une part significative de mes lectures en viennent. 


Ma critique : 

Ce livre est un grand (et plutôt gros) catalogue très illustré. Classé par chapitres thématiques, on y découvre des petits métiers, le plus souvent à raison d'un à trois paragraphe par métier présenté, même si certains méties ou catégories de métiers ont le droit à des introduction plus longues. le livre couvre toutes sortes de métiers ou de petit boulot complémentaire. 

Chaque double page comporte en général une illustration pleine page et une ou deux illustrations un peu plus petites. Ce sont des reproduction de tableau, de cartes postales ou de photographie représentant les métiers évoqués avec plus ou moins de réalisme. Leur style est très varié, ce qui est assez plaisant. 



Le livre est poctué de citations de romans classiques, souvent associées aux illustrations, à propos du métier représenté. Je les ai en gééral beaucoup appréciées : elles sont à propos et mettent un peu de couleur et de personnalité dans ce qui est un catalogue un peu froid.

Parce que oui, le ton est globalement descriptif. C'est plutôt bien écrit mais avec distance, rendant le tout en peu lassant si on fait plus que le feuilleter une fois de temps en temps (ce à quoi il se prette très bien). Autre regret, si le contexte sociale est souvent ébauché, il est rarement question du devenir de ces métiers, et jamais de la manière dont ils se sont transformés ou maintenus dans notre société actuelle. C'est dommage, c'est un sujet qui m'intéressé.

Globalement, un beau livre intéréssant mais moins "rigolo" que ce que je pensais.


Ma note : 3/5


samedi 3 octobre 2015

Rencontres de Catherine Leblanc

Descriptif éditeur : 
Nous les avons rencontrés au coin d'une rue, dans les rayons d'un magasin ou sur le quai d'une gare. Peut-être même avons-nous fait un bout de chemin avec certains. Nous nous sommes dits qu'il faudrait prendre le temps de comprendre les gestes, les sourires, les cris ou les silences. Et puis la vie, prétexte facile, nous a conduits vers d'autres rencontres. Catherine Leblanc prend le temps d'aller au-delà des apparences. En phrases denses et justes, elle livre un carnet de voyage au pays des autres dont Agnès Caillou esquisse le paysage et les objets. À elles deux, elles explorent l'humanité du quotidien.


Ma critique  :

Il s'agit d'un petit livre avec une... nouvelle ? poésie ? illustrée par double page.
Au hasard d'une rencontre, l'essence imaginée de la personne dans son action courante nous est dépeinte. C'est globalement agréable mais trop peu de ces pièces font preuves d'originalité, les thèmes sont un peu vu et revus. L'écriture est agréable mais peu changeante d'une situation à l'autre.


J'ai passé un bon moment, rien n'est franchement mauvais, quelques uns de ces petits paragraphes m'ont bien plu mais il manque une étincelle quelque part. Les illustrations autour du titre sont très adaptées et résonnent bien avec le texte.

Remarque : j'ai peu l'habitude de ce genre d'ouvrage, ceci constitue donc un tatonnement et mes goûts en la matière ne seraient être très sûrs.

Critique publiée sur Babelio


Extraits : 

Celle qui a un mari
Elle l'a. Elle ne veut plus qu'il lui échappe. Elle désire être l'unique, la seule et n'en est jamais certaine. Elle invente des barrières, des licols, des liens. À l'affut de ses pensées, elle le commande, elle le suplie. Ce qu'il lui offrait devient un dû. Elle reclame même les intérêts.

Elle habite le texte, elle le porte, elle l'envoie, elle entend juste un souffle, l'âme qui la quitte, elle n'a rien, plus rien.

A noter : Sur le site de l'éditeur vous pouvez visualiser une page du livre, ce qui est particulièrement appréciable pour un livre illustré (et pour ce rendre compte ddu format des textes). 

mardi 11 août 2015

Ne t'inquiète pas pour moi de Alice Kuipers





Descriptif éditeur : 
Maman, je suis allée au supermarché. Regarde dans le frigo. J'ai arrosé les plantes. J'ai nettoyé la cage de Jeannot Lapin. J'ai rangé le salon. Et la cuisine. Et j'ai fait la vaisselle aussi. Je vais me coucher. Ton esclave à domicile, Claire.
Une correspondance par Post-it sur le frigo entre une mère et sa fille. Lorsque la mère tombe malade, le temps presse mais l'espoir demeure.
Un livre comme un trésor qui chuchote à l'oreille l'importance de ceux qu'on aime...

Fiche Babelio





Ma critique : Un super principe : un roman en post-it entre une ado et sa mère qui se manquent souvent à force de courir à droite à gauche.
C'est drôle et touchant au début. Ensuite, la mère tombe malade et là le ton devient globalement moins léger, même si le monde ne s'arête pas de suite. 
Le côté jeunesse se fait un peu sentir par la necessité d'expliciter pas mal de choses - de manière souvent un peu artificiel pour des post-it - et d'en laisser trop peu dans le non dit. le pompon étant les lettres de conclusion décrivant en détail les états d'âme de notre ado. 
J'aurais aimé resté dans le format jusqu'au bout, mais c'est déjà une belle réussite, mêlant le quotidien à l'extraordinaire et l'humour au dramatique. 
J'ai aimé la fin, ce qui ne veut pas dire que ça finit bien :j'ai justement apprécié qu'il soit pour une fois dit que la vie n'est pas juste, même quand on se bat .