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samedi 14 janvier 2017

L'ami retrouvé de Fred Ulhman


Descriptif éditeur :

Âgé de seize ans, Hans Schwartz, fils unique d'un médecin juif, fréquente le lycée le plus renommé de Stuttgart.

Il est encore seul et sans ami véritable lorsque l'arrivée dans sa classe d'un garçon d'une famille protestante d'illustre ascendance lui permet de réaliser son exigeant idéal de l'amitié, tel que le lui fait concevoir l'exaltation romantique qui est souvent le propre de l'adolescence.

C'est en 1932 qu'a lieu cette rencontre, qui sera de courte durée, les troubles déclenchés par la venue de Hitler ayant fini par gagner la paisible ville de Stuttgart.

Les parents de Hans qui soupçonnent les vexations que subit le jeune homme au lycée, décident de l'envoyer en Amérique, où il fera sa carrière et s'efforcera de rayer de sa vie et d'oublier l'enfer de son passé.

Ce passé qui se rappellera un jour à lui de façon tragique.


La fiche du livre sur Babelio


Ma critique :

Ce court roman nous présente une petite tranche de la vie d'un adolescent "juif mais pas trop", en Allemagne lors de la montée du nazisme. Un des sujet centrale est une amitié fusionnelle entre deux jeunes hommes intello un peu marginaux/dans leur monde.

J'ai beaucoup aimé la manière dont la passion amicale adolescente est décrite. C'est bien écrit, plein des élans de l'adolescence avec ses grandes questions, ses envies d'absolu et l'intime conviction d'être plus malin que les autres.

J'ai moins aimé ce que je pensais être plus présent dans le roman, et plus subtilement : l'antisémitisme et sont ressenti. J'ai été mis un peu mal à l'aise pendant les passages où le narrateur se justifie au lecteur, comme pour se dédouaner, de ne pas être vraiment trop juif, de n'être pas impliqué dans la religion ou le communautarisme, de ne pas être comme "ces autres juifs". J'ai du coup eu l'impression qu'une des idées derrière était que c'était particulièrement injuste que sa famille ait été touchée surtout parce qu'ils n'étaient pas des *vrais* juifs.

Le côté insidieux du racisme, la honte de l'autre est bien présente, j'aurais aimé la voir plus apparaître par petite touches qu'autour d'un seul élément.

La fin du livre est sur un ton très différent, ressemble plus à un témoignage nous permettant de comprendre à quoi la fuite de l'Allemagne a pu ressembler pour certains jeunes juifs issus de famille aisés. C'est intéressant mais moins littéraire.

Le livre a une vraie chute qui ne m'a pas complètement emportée.

lundi 7 mars 2016

Monsieur Maléfique de Truman Capote



Résumé éditeur :

Jusqu'à dix dollars pour les meilleurs! C'est ce que M. Revercomb est prêt à vous donner pour que vous lui racontiez vos rêves soigneusement notés et mis en fiches par sa secrétaire... La jeune Sylvia saisit l'opportunité et quitte son métier de sténo. Mais pourquoi surnomme-t-on Revercomb, M. Maléfique? N'y a-t-il pas un prix à payer lorsque l'on vend ses rêves?

Quelques récits au charme mystérieux et envoûtant par l'auteur de Petit déjeuner chez Tiffany.

Fiche du livre sur Babelio


Ma critique :

Ces trois nouvelles dépeignent des univers originaux.

Chaque histoire est plutôt déprimante, une sorte de descente aux enfers tout en lethargie. C'est étrange et assez fascinant.

Le thème du diable est très présent, pas de manière directement horrifique mais insidieuse, basée sur l'appat du gain.

Les nouvelles commencent toutes de manière assez fortes et j'ai été vite happée par l'étrangeté de l'ambiance. Malheureusement j'ai senti des petites longueurs au milieu de chaque nouvelles, portées par un style un pmon goûts. Ca fonctionne bien, c'est bien écrit, les thèmes sont intéressants mais les histoires ne sont pas halletantes, on devine comment ça finit, ont est fasciné par la descente inéluctible mais on se fiche un peu des détails. le narrateur est très un retrait de l'histoire (qu'il en soit supposément un personnage ou pas) et je pense que c'est ce qui a provoqué ce sentiment chez moi.

Critique publiée sur Babelio

Ma note : 3/5

lundi 28 décembre 2015

13 à table !

    
     

L'opération :
Les deux recueils de nouvelles 13 à Table ! (celui de l'an dernier et de cette année) sont publié à but solidaire, pour les restaurants du coeur, en achetant ce livre à 5€, vous permettrais donc la distribution de repas.

Une petite parenthèse : si pour 5€ ont peut mettre de côté de l'argent pour une bonne action, pourquoi les livres sont habituellement si chers ? On pourrait payer les gens avec cet argent en extra, non ? Bon, visiblement ça marche pas puisque je crois que le marché du livre est assez tendu, mais je suis toujours étonné de voir que les opérations pour lesquels les bénéfices sont reversés aux asso sont plutôt moins chers que la moyenne, alors que j'ai l'impression que ça devrait être l'inverse. Et c'est assez révélateur du fait qu'on veut bien être généreux, mais quand on y fait des "économies".

Je pourrais blablater sur à quel point l'opération est cool, sauf qu'en fait mes seuls renseignements dessus c'est ce qu'il y a écrit sur les livres (et qui me suffisent) et que maintenant vous en savez autant que moi et avez probablement une opinion aussi bien fondée que la même.

Le principe :
Il s'agit de recueil de nouvelles, chacune écrite par un auteur (à succès, dans diverse proportion) différent, autour d'un thème commun. J'aime beaucoup beaucoup ce principe qui permet de découvrir douvement des auteurs et de s'amuser des différences entre les histoires inspirées par un même thème (assez large, un repas l'an dernier, frères et soeurs celle-ci). Ca m'a permis de découvrir un peu le style de certains auteur et de me donner l'envie de m'y lancer ou pas. C'est varié, avec des univers sans grands rapports les uns avec les autres mais possédant tout de même un thème qui fait office de fil rouge et donne un sens au principe du recueil.

Bon, en pratique, dans les deux cas, j'ai parfois trouvé les thèmes trop peu présents, ou sous des aspects trop déformés. Mais je reste fan du principe.

Et détail : ça me soule un peu ces livres qui paraissent pour Noël et qui étant (entre autre) destinés à des cadeaux de fin d'année, portent le numero de l'année suivante. Du coup 13 à table 2016 est celui publié en 2015, pratique. Le bon côté des choses, c'est que ça a été reconduit :), et avec un titre pour "2016" on espère que ça le sera encore.




13 à table ! (2015), sorti en 2014, de :
Françoise Bourdin
Maxime Chattam
Alexandra Lapierre
Agnès Ledig
Gilles Legardinier
Pierre Lemaitre
Marc Levy
Guillaume Musso
Jean-Marie Périer
Tatiana De Rosnay
Eric-Emmanuel Schmitt
Franck Thilliez
Bernard Werber


Présentation éditeur : 
13 des plus grands auteurs français actuels pour 13 nouvelles centrées autour d'un thème commun : un repas. Intrigues policières, réunions de famille qui dérapent, retrouvailles inattendues... Du noir, de la tendresse, de l'humour, de l'absurde, à chacun sa recette. 13 repas à déguster sans modération, alors à table !


Ma critique : (reprise de ma critique Babelio de l'an dernier donc avec des redites par rapport à l'introduction) 

Le principe d'un recueil d'auteur un vogue sur un thème commun, le tout à prix abordable (parce que oui, malgré le fait que les bénéfices soient reversés ce n'est pas cher...) : je connaissais très peu des auteurs et c'était pour m'oi l'occasion de découvrir ces auteurs qui ont beaucoup de fans et de détracteurs pour avoir une idée de ce à quoi ça ressemble. Un catalogue mais dont la lecture a un interet propre. Et de ce point de vue là je trouve ce livre très réussi : on sent la patte de chacun (même si n'en connaissant qu'une minorité) et on se fait une idée de si le style et l'ambiance pourrait nous convenir ou pas. 

Quelques regrets cependant autour du thème commun : contrairement à ce qui est annoncé je n'ai pas du tout senti le thème commun comme "un repas". La nourriture un général, plutôt. C'est un peu dommage je trouve que si peu de nouvelles soient vraiment dans le thème. Bon, ça ne change rien à la qualité des nouvelles mais peut-être un peu à celui du recueil en tant que tout. On sent que les nouevlles ont été commandée et réunie sans être pensées pour fonctionner les unes avec les autres. On retrouve par exemple plusieurs fois un peu la même idée centrale à l'histoire et c'est dommage. 

Je ne suis pas une grande adepte de courtes nouvelles, je trouve que ça laisse souvent un certain goût et "oui, et ?". Comme c'est mon premier recueil regroupant des auteurs de genre aussi varié, il m'a permit de réviser un peu mon jugement. En fait, j'ai l'impression que ce que je n'aime pas dans une nouvelle, comme dans un roman en fait, c'est quand la longueur et la dynamique ne sont pas parfaitement adapté au format, et que sur du court ça se voit d'autant plus. 
C'est le principal défaut que je donnerais pour (quasiment) toutes les nouvelles de ce recueil que je n'ai pas aimé : une nouvelle sur une idée toute simple ça peut être chouette mais mettre une pseudo profondeur sur 20 pages pour des personages que l'on ne fera de toute façon d'éfleurer plutôt que de dire ce qu'il y avait à dire en moins de 10 pages je trouve ça indigeste.

Au final, certaines très bonnes découvertes, quelques déceptions, quelques confirmations de ce que je pensais être mes gouts et pas mal de "mouais, pourquoi pas". 

Mes avis pour chacune des nouvelles, parfois un peu rude mais comme je le disais plus c'est court plus mes avis sont tranchés !

- Françoise Bourdin, Olympe et Tatan 2/5 : j'ai réussit à m'ennuyer. Pas vraiment mauvais mais en deux pages on a compris tout l'interet de la chose. Je ne connaissais pas l'auteur et si le style ne me fait pas fuir il faudra un résumé sacrément attrayant pour me donner envie de m'y mettre.

- Maxime Chattam, Maligne 5/5 : très chouette, passé les 2 premières pages on a que des informations essentielles à l'histoire sans pour autant voir des personnages trop creux. Une bonne intrigue dynamique et originale qui arrive à nous faire ressentir quelque chose. Du coup j'ai envie de décourvir l'auteur. 

- Alexandra Lapierre, Nulle, nullissime en cuisine ! 4/5 : rigolo et sympathique, un peu creux et très léger, sans être très original. Ca passe bien dans ce format mais ne me donne pas spécialement envie d'en lire plus dans le même genre, mais pourquoi pas. 

- Agnès Ledig, Un petit morceau de pain 3/5 : pas désagréable, une histoire un peu niaise qui dit ce qu'elle a à dire sans en faire des montagne, rien de bien remarquable non plus. c'est gentillet, une nouvelle de temps en temps pourquoi pas. Il faudrait par contre me promettre une situation un peu plus excitante pour m'incitr à lire l'auteur sur un format plus long. 

- Gilles Legardinier, Mange le dessert d'abord 2/5 : Je connaissais l'auteur pour un de ses romans et son humour n'est pas vraiment à mon goût, mais ici ce n'est pas ce qui m'a le plus dérangé. Il ne s'agit pas vraiment d'une nouvelles, mais de deux épisodes autobiographiques enrobé de blabla que j'ai trouvé légèrement suffisant. Après nous avoir raconté à quel point les repas sont au centre des évenements importants et qu'il est le parfait ambassadeur de cet esprit (je force le trait), deux histoires sans liens nous sont racontées, deux histoires où le repas ne joue qu'un rôle très périphérique... Bref, un loupé pour moi. Cependant, la deuxième histoire est plutôt sympathique, et elle aurait d'après moi mieux fait d'être raconté seule et plus sobrement. A vouloir en faire trop, on se retrouve dans un entre deux que je n'ai pas apprécié. 

- Pierre Lemaitre, Une initiative 4/5 : sans être exceptionnelle, une bonne nouvelle sur la solitude et la difficulté du quotidien. Le ton reste léger et soupoudré d'humour sur un fond finalement assez sombre. Pas complètement convaincu par le style très simple et fluide, je reste curieuse de découvrir les oeuvres de l'auteur.

- Marc Levy, Dissemblance 1/5 ; bon, là, j'ai detesté. Déjà, le thème est absent et c'est bien dommage. Ensuite le ton moraliste et entendu me déplait franchement, surtout qu'il repose complètement sur du creu. Attention spoiler sur le coeur oh combien profond de la nouvelle (....) : le racisme, c'est mal. J'avais entendu des echos très variés sur Lévy et je me disais que j'allais p'tet essayer un jour pour voir dans quel camp je me rangeais, je pense que ce ne sera pas necessaire. 

- Guillaume Musso, Fantôme, 4/5 : Comme pour Lévy j'ai entendu des fans et des gens qui trouve l'auteur vraiment nul, et j'hésitais à découvrir. Et bien je trouve cette nouvelle réussie, le thème et la résolution ne sont pas farouchement originaux mais dans le format ça passe bien, on est dedans quand on le lit, le style n'est pas déségrable. Un peu prévisible, mais on va accuser le format. 

- Jean-Marie Périer, Jules et Jim, 2/5 : bien pensant et bien trop creu. Trop de personages, une histoire quasi inexistante. Dommage, le thème était respecté. Pas déplaisant mais pas intéréssant non plus. Je ne suis pas bien avancée quand à savoir si je risque d'appérécier l'auteur ou pas. 

- Tatiana de Rosnay, Le parfait, 2/5 : Bon, là ce n'est pas pour moi. Plutôt réussi dans son genre, de l'humour autour d'une belle-mère acariatre et du stress du mariage ne m'a pas touchée. Du coup, je suis mal placée pour dire si c'est réussi ou pas. 

- Eric-Emmanuel Schmitt, La part de Reine, 2/5 : grand étalage de boin sentiment. Ca traîne beaucoup trop pour décrire en long en large et en travers comment Reine est le meilleur chien du monde, meilleur (au sens de la bonté) que n'importe quel humain du monde. Beaucoup trop long pour ce que ça à à dire, dommage. De plus, j'ai trouvé que l'environnement non plus (les liens entre les certains personages, comme le jeune garçon dont les parents sont athés et qui connait plutôt bien le curé et sa réputation) n'était pas très crédibles, ce qui rajoute au coté lourd et moralisateur de l'histoire. 

- Franck Thilliez, Gabrielle, 4/5 : Une nouvelle agréable sur l'observation des ours. J'ai trouvé un peu inutile d'aller y mettre une révélation à la fin, l'intrigue n'en avait pas besoin. J'ai trouvé le tout bien écrit, on ressent quelque chose avec le personage. Un petit peu trop sur la trace de l'homme sur l'environnement sans raison particulière de causalité, mais ça colle au personage. Ca m'a convaincu de lire Puzzle, dont le plot me plaisait. 

- Bernard Werber, Langouste blues, 5/5 : J'ai beaucoup aimé ! Intelligent et légéer, avec un humour qui me plait bien. Une langouste s'adresse directement au lecteur, sur un ton bonhomme qui, pour moi, marche bien. Pourtant, je n'avais pas aimé ce que j'avais essayer de lire de Werber (le début de fourmis et un autre). Je crois que je préfère largement ce format là, nettement plus anecdotique et qui ne vous promet pas de vous révéler les plus grands secrets de l'univers. 


Ma note : 4/5




13 à table ! 2016, sorti en 2015, de :
Françoise Bourdin
Michel Bussi
Maxime Chattam
Stéphane De Groodt
François d'Epenoux (tiens, pourquoi le précédant a son article en majuscule et pas celui-ci ?)
Karine Giebel
Douglas Kennedy
Alexandra Lapierre
Agnès Ledig
Nadine Monfils
Romain Puértolas
Bernard Werber 


Descriptif éditeur : 
Les plus grands auteurs de la littérature contemporaine ont pris cette année encore leur plus belle plume pour vous concocter un délicieux recueil de nouvelles autour d'un thème : frère et sœur. Ceux qui s'aiment, ceux qui se détestent... Souvenirs d'enfance, vie commune, haine larvée ou avouée, à chacun sa recette. Douze fratries à découvrir sans modération. 

Ma critique :

Depuis l'an dernier, je me suis mise à lire nettement plus de nouvelles, et comme en plus j'avais beaucoup aimé le principe (et le contenu) de ce recueil 'an dernier, je me suis forcément jeté sur ce nouveau tome. 

Je l'ai globalement moins apprécié que le précédent : aucune des histoires n'a été un vrai coup de coeur et beaucoup m'ont plutôt déplut. J'ai regretté, encore plus que dans le précédent, le refus de l'interprétation classique du thème. Ainsi, on a absoluement aucune histoire d'enfance entre frères et soeurs. Dommage. On a par contre droit à de multiples jumeaux et frères cachés, et pas toujours pour des plus convaincants. 

Et, forcément, le titre fait moins sens avec le thème. 

Les nouvelles : 
Françoise Bourdin - Cent balles - 2,5/5 - C'est pas mal écrit mais je n'ai pas du tout accrocher à la petite histoire d'oncle confident si différent du père. Et à part ça, bah il n'y a pas grand chose dans cette histoire centrée sur une introspection un peu caricatural à la chute entendue d'un père de famille respectable. 

Michel Bussi - La seconde Morte - 4/5 - Si le style est extrèmement plat - facile à lire avec un vague humour léger de midinette et sans grand intéret - c'est probablement la meilleure histoire de ce livre, complètement basés sur la rivalité fraternelle et ses diverses conséquence et avec une chute originale et bien amnée (on a des indices avant).

Maxime Chattam - Ceci est mon corps, ceci est mon péché - 1/5 - Je n'ai pas du tout aimé celle-ci ! Ca traîne en longueur pour nous décrire larrivée d'un policier dans une cellule d'enquête très spéciale, ça monte la sauce et puis... rien. Le côté très axé enquête tue l'effet horrifique possible, et l'histoire est trop tordue pour faire sens en elle même et éveiller des peurs primaires, ce qui l'oblige en plus à se justifier à moitié mais pas vraiment non plus. Un gros flop pour ma part.

Stéphane De Groodt - Frères Coen - 4/5 - C'est une suite de jeux de mots sans réel fil conducteur, par association d'idées plus ou moins aburde. J'ai beaucoup sourit et un peu rit. C'est dense et pas facile à lire. Le longueur est très bien adaptée : en 4 pages ça arrive à nous faire rentrer agréablement dans la dynamique sans être trop lassant. Après, tout dépend si vous aimez ce tyupe d'humour. Moi (à petite dose) oui.

François d'Epenoux - La main sur le cœur - 2,5/5 - Un petit épidose sur une fratrie en conflit qui fait un effort pour leur maman. C'est à peu près tout, et si le tableau n'est pas mal dépeint il manque un peu de contenance.

Karine Giebel - Aleyna - 1/5 - Une histoire sur les mariages arrangés dans les familles musulmanes extrémistes. On rentre dans pas mal de clichés. Le sujet est intéressant mais a été traité sans finesse. Le style un peu plat, les points de narration plus originaux font un peu artificiel, tout comme la relation de fraternité supposé être la plus importante (alors que les autres sont bien traitées). C'est probablement pas si mal mais le traitement réducteur du problème (avec notamment les femmes morales vs les hommes cruels...) me met mal à l'aise.

Douglas Kennedy - Tu peux tout me dire - 3/5 - Une morale originale sur bases de secrets de famille. Mais ces secrets sont sont effleurés soit dilués. J'en garde donc un bon souvenir mais je n'ai pas passé un bon moment en lisant. L'essentiel de l'interet de la nouevlles tient pour moi en quelques lignes. Si le thème de la famille est bien présent, celui de frère et soeur pas vraiment.

Alexandra Lapierre - Fils unique - 2/5 - Une petite histoire autour d'un homme d'âge mur et de son potentiel demi-frère. Pas désagréable, mais là encore j'ai eu du mal à accrocher à l'histoire, et ça trâine un peu en longueur pour pas grand chose.

Agnès Ledig - Karen et moi - 3/5 - Une jolie petite histoire d'amitié et d'attirance. C'est passablement niais mais agréable. Probablement idéal pour tremper un orteil dans la littérature "feel-good" (c'est à dire à l'eau de rose en pas grandiloquent). Le style ici encore se fait discret.

Nadine Monfils - La robe bleue 2/5 - Ca part un peu dans tout les sens, avec une histoire principale un peu mal définie. L'histoire côoté fratrie n'a pas vraiment de rapport avec les reste de l'histoire. J'ai un peu l'impression de deux ébauches d'histoires - au moins pour partie largement inspirées d'autres histoires - entremelées sans qu'elles ne se lient. Le style change un peu, du langage beauf un peu familier/parlé/brut mais avec assez de structures pour rendre la lecture agréable.

Romain Puértolas - Le Premier Rom sur la Lune 2/5 - Une histoire invraissemblable à laquelle je n'ai pas accroché. De la SF humoristique, avec un humour lourd (et un peu éculé) qui ne me plait pas.

Bernard Werber - Jumeaux, trop jumeaux 3/5 - Des originalités et un style plutôt agréable, mais un contexte vu et revu - et sans grande saveur - et pas mal d'incohérence scientifique qui me chagrine venant de cet auteur (que je connais principalement de réputation, mais j'avais beaucoup aimé sa nouvelle La langouste bleue dans le recueil de l'année passé). Par exemple la remarque "plus que des jumeaux, des clones" qui m'a fait levé les yeux au ciel. Globalement, j'ai trouvé l'histoire absolument pas vraisemblable et placée dans un cadre qui ne met pas franchement d'humeur pour des explications mystiques non plus.


Je suis peut-être un peu sévère, mais ça s'explique en partie par ma déception face au thème que j'attendais. Et en partie aussi parce que j'ai trouvé le tome de l'an passé plus réussi.

Ma note : 3/5

jeudi 27 août 2015

I love Lyon de Chantal Pelletier



Descriptif éditeur : Accueillir un Japonais qui vénère le poisson, ce n'est pas forcément évident au pays des quenelles et du saucisson à cuire. Mais JH et sa bande ne sont pas à une bizarrerie près. L'essentiel, pour les habitants de l'immeuble, c'est de rester ensemble, soudés. Quitte à éliminer les gêneurs, et les moyens ne manquent pas quand on a de l'imagination.

Fiche Babelio


Ma critique :

J'aime bien le concept de la collection, offrir des romans de gare (ou plutôt nouvelles de gare) à petits prix, qui se lisent le temps d'un trajet en TGV, se situant chaque fois dans une ville différente, et avec un mini-guide façon texte libre pour conclure. Mais j'ai été moins séduite par le contenu.

Le ton un peu cru/vulgaire ne m'a pas beaucoup plus. Les phrases sont peu recherchées et pas très belles, mais le style varie d'un personage à un autre et ça c'est plutôt chouette. Les personages sont variés. Ils sont rassemblés parce qu'il sont amis et voisins, à la vie à la mort. L'histoire est très moyenne, on survole tout très vite, c'est du roman noir pas très original. On passe très vite sur tous les éléments, parfois d'intérets un peu douteux.

Un autre aspect m'a également déçue : le décors lyonnais ne joue pas un rôle super important, l'histoire se transpose sans problème à d'autres lieux malgré l'évocation des différents quartiers, et pour la collection je trouve ça dommage.

Les illustrations ne m'ont pas trop plu non plus, c'est pas moche mais un peu sommaire, je trouve qu'elles apportent peu à la nouvelle.

Le mini guide est très bof, on croule sous une énumération de lieux - bien que la ballade qui commence par la gare et raconte aussi "ce que c'est d'être lyonnais" était plutôt une bonne idée, le tout est très indigeste et perd finalement son âme. Dommage, un choix plus séléctif aurait pu donner un ensemble nettement plus sympa.

En bref le tout me donne une vague impression de baclé, donc bofbof mais en cas de désarroi dans le train pourquoi pas...

Ma note : 2/5

Critique publiée sur Babelio

mardi 11 août 2015

L'ange du Liponard et autres recits de mer de Mario Tobino



Descriptif éditeur : L'ange du Liponard rassemble neuf récits de mer qui romancent, parfois même poétisent, des souvenirs personnels comme des témoignages sur des personnages que Mario Tobino a pu connaître à Viareggio sa ville natale sur la côte méditerranéenne de la Toscane, et dont il s'entend à rendre, dans une langue sobre, aussi bien les faits et gestes que les inquiétudes, les pensées, les rêves qui travaillent l'esprit de ces marins.

Fiche babelio




Ma critique : Ce livre est magnifique. Les textes sont très bien écrits et traduits, très poétiques et c'est là le grand intéret de ce recueil. 

Le thèmes principal est la mer et la vie de marin, en Italie et en Méditérrannée, au moment de la fin des voiliers de commerce. Autour de cela plusieurs sujets sont évoqués : la séduction, le calme plat, le naufrages, la camaraderies, la jalousie, et d'autres. 

L'ange du Liponard est une nouvelle d'une cinquantaine de pages, les autres sont très courtes (une dizaine de pages), pour un tout d'environ 150 pages bien aérées. Si le thème général reste le même, les histoires et ambiances varient beaucoup. les ambiances sont très bien posées, porté par un style que j'ai trouvé magnifique. 

Le rythme et le choix des mots permettent en effet de ressentir l'habitude ou la détresse, la léthargie lors d'un calme plat ou la frénésie paranoïaque de la jalousie (d'ailleurs, j'ai moins aimé la nouvelle sur ce ton, pour lequel j'ai trouvé le style moins beau). On admire les personnage et les histoires comme on admirerait un paysage. Le texte reste plutôt accessible, pas aussi facile à lire que du policier best seller mais plus simple que pas mal de classiques.

Je me suis parfaitement laissé prendre dans l'univers de la marine. Pas besoin d'être déjà fan de la mer pour apprécié et comprendre : les quelques termes maritimes spécifiques sont exdpliqués par des notes de bas de pages.

Si vous n'aimez que les histoires pleines de suspense et de rebondissements, passez votre chemin. Sinon, n'hésitez pas à vous laissez tenté par ce petit livre qui m'a laissé sous le charme et m'a donné envie de lire d'autres oeuvrent de l'auteur, et plus génralement de la poésie ou des textes poétiques. (Mais je ne crois pas qu'il s'agisse ici de poésie, c'est en tout cas assez peu métaphorique). 

Un grand merci donc à babelio et à la découvrance pour m'avoir fait gagné ce recueil pour l'opération Masse Critique. Ce n'est pas ce à quoi je m'attendais, j'étais dans une phase lectures faciles et prenante et je suis ravie d'avoir mis la main là-dessus presque par hasard à ce moment là, ça m'a relancée vers de nouveaux horizons !