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mercredi 8 mars 2017

Le FIJ par Melle_H



« Bonjour, moi c'est Melle_H et je suis accro aux jeux. Tellement, que j'emprunte les blogs de mes
amis pour faire la couverture du FIJ en tant que presse ludique. »



« Bonjoooour Melleeee_H »





Tout d'abord, pour ceux qui ne connaitraient pas, le FIJ c'est le festival international des jeux de Cannes qui se déroulent chaque année fin février depuis 1986 et c'est LE festival français où il faut aller si on s'intéresse à l'actualité ludique. La preuve, cette année c'est plus de 300 exposants et 5000 professionnels qui s'y sont rendus (et du public, beaucoup de public).

Le FIJ de cette année a été encore un bon cru, de l'émotion, des rencontres, des fous rires, et des jeux, beaucoup de jeux.

La nouveauté de cette année a été la création de la zone Proto Lab à la fois dans le festival et au OFF pour qu'un certain nombre d'auteurs de jeux (sélectionnés par une dizaine de manifestations ludiques internationales partenaires du FIJ ( Brussel Games Festival, Centre National du Jeu, Dau Barcelona, Festival du Jeu de Valence, Flip Parthenay, Ludesco, Ludinord, Ludiquest, Ludix, Orléans Joue, Paris est ludique….) ainsi qu'un comité de sélection cannois présidé par Martin Vidberg et formé de joueurs expérimentés du Groupement azuréen des associations ludiques) puissent présentés leurs jeux dans de bonnes conditions.





La cérémonie des as d'or a été fort sympathique, surtout grâces aux auteurs catalans de kikou le coucou et aux auteurs japonais de Imagine qui ont su transmettre à la salle leur bonheur d'être là.






Les gagnants de cette année choisi par les 9 membres du jury (Erwan Berthou, François Décamp, Hélène Graveleau, Marcus, Monsieur Phal, Thierry Saeys, Michel Van Langendonckt, Catherine Watine, Nathalie Zakarian) ont été :

As d’Or 2017 : Unlock! (Un jeu de Cyril Demaegd, Thomas Cauët et Alice Carroll Illustré par Arnaud Demaegd, Pierre Santamaria, Legruth et Florian de Gesincourt, Édité par Space Cowboys - Distribué par Asmodee)


As d’Or Enfant 2017: Kikou le coucou (Un jeu de Viktor Bautista i Roca et Josep M.Allué Illustré par Gabriela Silveira - Édité et distribué par Haba)


As d’Or Expert 2017: Scythe (Un jeu de Jamey Stegmaier - Illustré par Jakub Rozalski - Édité par Matagot)
                     

Les trois jours suivants ont été consacrés à tenter de tester le plus de nouveauté et de prototype :



Les Montagnes Hallucinées, un prototype de chez Iello, un jeu coopératif party game lovecraftien très dur et stressant, trop stressant pour moi (Par Rob Daviau, illustré par Miguel Coimbra).





Batman the boardgame, prochain kickstarter de chez Monolith, mécanique type Conan.





Mafiozoo chez Super Meeple, jeu de placement, majorité avec un design sympa (Par Rüdiger Dorn , illustré par Damien Colboc, sorti le 1 mars 2017).






Exodus de chez Sweet November, mon coup de coeur du vendredi, je l'ai précommandé il devrait sortir fin avril. Un vraiment chouette jeu de placement strategique, qui demande beaucoup de reflexion et de pas vouloir rester amis avec les gens à sa table (Par Serge Macasdar , illustré par Gaël Lannurien et François Baranger. Plus dinfos sur la page facebook du projet https://www.facebook.com/Seeders-214103092116035).



J'ai eu l'immense honneur de tester la prochaine extension d'Abyss : Leviathan expliqué par M. Cathala en personne (on est tombé à 5 sur le patron de Bombyx au petit matin pour réserver la table), pas pour tout de suite mais ça rajoute vraiment quelque chose au jeu. J'ai hâte de voir comment elle va évoluer.




Photosynthesis de chez Blue Orange, je commençais à fatiguer un peu, mes petits camarades ont beaucoup aimé, moi j'ai un peu de mal à me projeter sur le plateau de jeu pour voir où le soleil va faire de l'ombre (Par Hjalmar Hach, illustré par Sabrina Miramon).




Steamers, prototype de chez Bombyx, mon coup de coeur du samedi, j'ai vraiment adoré la mécanique et l'univers visuel. Un futur très bon jeu de gestion/placement d'ouvrier (Illustration non définitive) (un jeu de Bruno Cathala et Florian Sirieix, illustré par Felideus Bubastis).




Jelly Squad un prototype de party game chez Libellud, plutot fun mais je suis nulle au jeu de rapidité (Un jeu d’Antonin Boccara).

La murder mysterium, je vous conseille de la faire.





Au off, Caca prout Hum voilà quoi …







Au off toujours Les démons d'Halloween, un proto de jeu de plateau à scenario plutôt rigolo (https://www.facebook.com/DemonsHalloween ).








Au off, Overseers de chez IGIARI, un jeu de bluff assez simple et qui tourne bien.





Arboria, je crois que je ne suis pas la seule à l'avoir remarqué, mais la thématique de cette année semblait être de faire pousser des trucs, là c'était des fleurs (Par Christophe Boelinger, illustré par Bertrand Benoit, Édité par Lumberjacks [Studio], distribué par Asmodee).




Jack et le haricot magique le prochain Purple Brain, présenté par le très sympathique éditeur Benoit Forget, normalement je n’aime pas les jeux d'adresse, mais celui là je l'ai vraiment bien aimé. On lance des dés, on empile des dés, on croise les doigts pour que ça tombe pas quand c'est son tour et l'inverse quand c'est le tour des autres, on récolte les sacs d'or (Créé par Frédéric Morard et illustré par Pierô et Naïade).



Pyramids, j'ai gagné c'est forcément bien, un petit jeu de pose de carte sympa (Par Matthew Dunstan et Brett J. Gilbert, illustré par Camille Chaussy et Michael Menzel, sorti le 27 janv. 2017).


Bilan de ce FIJ : Beaucoup de jeux prometteurs, des auteurs, éditeurs, animateurs vraiment sympas. Beaucoup de regret de n'avoir pas pu tester plus de jeux (l'extension de Splendor, Magic Maze, Argh, Yamataï, Century) et surtout pas été plus au OFF.


Je serais bien sûre au prochain FIJ du 22 au 25 février 2018 !

mardi 30 août 2016

Yesss! de Romaric Galonnier

Descriptif éditeur


Seule la communication entre les personnes sauvera l’humanité d’elle-même ! Le professeur Emmet BLUE, savant un peu fou mais génial, en est convaincu. Il a donc inventé une expérience pour augmenter notre compréhension mutuelle. ses étudiants doivent  traduire une association de deux images en un seul et même concept, susceptible d’être compris par les autres.
Serez-vous les plus brillants disciples du professeur BLUE ? Yesss !
1 principe : faire découvrir 2 images parmi 7 en utilisant un seul mot.
2 modes de jeu  : un collaboratif et un compétitif.
Yesss! est un jeu d'ambiance et de communication, un jeu drôlement fin et finement drôle. En tout cas , c'est ce qu'on voulait faire !
Le jeu est très accessible et s'explique en 30s. 

Mode compétitif :
Donner une paire d'image pour essayer de le "piéger".
Trouver le meilleur mot.
"Débriefer" joyeusement les trouvailles des autres et les siennes.



Mode collaboratif :
Avoir la tension du contre la montre.
Jouer en équipe.
Se spécialiser en "découvreur" de mot ou en " trouveur" de paires d'images.

La fiche du jeu sur le site de l'éditeur (Blue Cocker), sur trictrac et sur boardgamegeek.

Le dos de la boîte vachement plus parlant que le blabla ci-dessus (issu du site internet de l'éditeur).

Ma critique 

J'adore ce jeu !
Il faut trouver un mot pour faire deviner deux images à la fois, qui n'ont a priori rien à voir. Il faudra vraiment avoir des idées un peu ou très tordues, et surtout éviter de faire penser à une des autres cartes présentes.

Le jeu propose deux modes de jeu : un modes compétitif qui (en plus d'ajouter en système de point qui tient la route) fait que notre voisin va sélectionner pour nous une paire à faire deviner aux autres (et donc, dont les deux images n'ont généralement aucun rapport de prime abord) et un mode coopératif que je trouve moins convainquant mais que l'on joue (ou une version simplifiée) facilement sur un coin de table ou pour faire découvrir le principe du jeu.

En mode coopératif, c'est souvent bien malin car on se retrouve à devoir faire des associations d'idées non triviales en utilisant des association d'idées tordues ou des homonymes. Il faut penser "outside the box" et ça c'est vraiment chouette et ce que j'attends d'un jeu comme celui-ci. Et pour ceux qui bloque trop et que ça stresse la règle du retour à l'envoyeur propose un pis-aller pas vexant, pour une fois. En mode coop (ou en mode "on joue sans règle on tire au pif une paire à faire deviner et on compte pas de points") on tombe des fois sur des paires faciles pas palpitantes et des fois sur des casse-têtes.

Le matos par contre est pas top : les points de victoire sont tout petits, et les tuiles indiquant les paires de cartes pourraient aussi être plus grandes et un peu plus claires (on a tendance à y voir un nombre à deux chiffres la première fois). Les réglettes de votes fonctionnent bien mais demande une explication (et le côté double-face perturbe des fois certains joueurs). Le dos de la boîte est top par contre, il permet presque d'expliquer les règles sans avoir rien à dire, et avec des propositions "bon esprit".

Ma note : 5/5, un coup de cœur malgré un matos un peu améliorable et un style graphique adapté mais dont je ne suis pas si fan.

Contrairement à Codenames qui fait bien plus parler de lui, je trouve qu'ici on se retrouve moins souvent avec des indices plats et qu'il faut se triturer les méninges de manière plus satisfaisante. Bon, par contre le matos est moins bien conçu ce qui rend le jeu moins immédiatement compréhensible.

Codenames de Vlaada Chvátil


Descriptif éditeur :

Trouvez les bons noms de codes
Codenames est un jeu d’association d’idées pour 2 à 8 joueurs (voire plus !) dans lequel, répartis en deux équipes, vous incarnez soit un maître-espion, soit un agent en mission. Pour retrouver sous quel nom de code se cachent vos informateurs, écoutez bien les indices donnés par les deux Maîtres-Espions et prenez garde à ne pas contacter un informateur ennemi, ou pire… le redoutable assassin !

Principe du jeu :
Les deux Maîtres-Espions connaissent l’identité des 25 Informateurs sur la table, mais leurs Agents, eux, ne voient que leur Nom de Code. Les équipes rivalisent d’ingéniosité pour être les premiers à prendre contact avec tous leurs Informateurs. Pour cela, les Maîtres-Espions donnent un et un seul mot d’indice pouvant désigner plusieurs Noms de Code sur la table. Leurs Agents essayent, dès lors, de deviner les Noms de Code de leur couleur et d’éviter ceux de l’autre équipe. Et par dessus tout, tout le monde veut éviter l’Assassin !
La première équipe qui identifie tous ses Informateurs gagne la partie.

Points forts :
  • Un jeu d’association d’idées fin et original qui fait déjà sensation à l’étranger
  • Vlaada Chvatil, auteur prodige (Through the Ages, Dungeon Lords…) s’attaque enfin aux jeux d’ambiance !
  • 400 mots et 160 dispositions possibles pour une rejouabilité infinie
Joueurs : 2 à 8. Age : à partir de 12 ans. Durée : 15 min. Langue : Français.

La fiche du jeu sur le site de l'éditeur (Iello), sur trictrac et sur boardgamegeek.


Ma critique

J'aime beaucoup le principe de Codenames, avec ses associations d'idées pour faire deviner le plus de mots possibles à la fois, tout en évitant de pointer vers les mots que l'on doit éviter. Et je ne suis clairement pas la seule puisque c'est un des jeux les plus en vogue du moment.

Malheureusement, je n'ai pour ma part - et contrairement à beaucoup de mes connaissances - pas été conquise. J'en attendais beaucoup et en pratique je ne trouve qu'il ne marche pas aussi bien que ce que j'aurais espéré - je suis trop mauvaise pour pouvoir y faire des propositions intéressantes.

En effet, il y a 25 mots sur la table, et le défi est de réussir à donner un indice qui correspondent à un maximum des 8 à sa couleur sans pointer vers les autres. Or, je suis complètement incapable d'avoir 25 mots à l'esprit à la fois. Du coup, je me retrouve à chercher parmi mes mots lesquels se ressemblent le plus, puis à chercher un indice pour ceux-là et enfin à vérifier si ça ne pointe vers rien de catastrophique. Ce qui donne des indices nettement plus plat que lorsqu'on essaie d'accorder ensemble des choses sans rapport. Ça devient un peu plus gérable en fin de partie - et d'autant plus si de nombreuses erreurs ont permis d'éliminer des mots du jeu -, mais pas assez pour me convaincre.

La compétition pour finir plus vite que l'équipe adverse encourage à donner un indice recouvrant beaucoup de mots, ce que je trouve super, mais pareil, en pratique, dans les parties que j'ai vu, ça tombe très souvent à l'eau avec deux ou trois mots seulement pointés à la fois - et donc des liens assez directs. Les tentatives de faire plus sont dangereuses, car une mauvaise proposition et non seulement on perd le tour mais on risque en plus de donner un point à l'adversaire. Au final, mieux vaut être prudent et donc moins tordu, et donc plus plat.

J'aurais voulu adorer ce jeu, mais je n'ai pas la capacité de concentration nécessaire pour faire des trucs malins et tordus (et apparemment la plupart de mes camarades de jeu non plus) et je n'apprécie pas d'avoir juste à trier pour trouver des indices facile. Du coup, la part palpitante du jeu est trop réduite pour moi. Dommage. Ça reste pas mal, mais c'est tout.

À moins de 4, on ne peut pas jouer en pure compétitif et le jeu perd de sa tension.



Bientôt une version avec des images plutôt que des mots. Comme il y en aura
apparemment 25 aussi et que c'est trop pour moi, je pense que je ne serai pas fan non plus. Les graphisme ont l'air rigolo par contre, et se prête probablement à des citations dixitiennes.




Ma note : 3/5

Dans le même genre, je lui préfère le nettement plus discret Yesss! (dont le matos est moins bien pensé, par contre).


mardi 19 janvier 2016

Crimebox investigation de Cymon Kraft




Descriptif éditeur :


Tous les amateurs de polars littéraires ou cinématographiques brûlent de démêler le vrai du faux, de résoudre le casse-tête de l’enquête avant le héros de l’histoire.
Dans une ville anonyme des États-Unis d’Amérique, un horrible meurtre a eu lieu. VOUS êtes les enquêteurs chargés de cette affaire.

Principe du jeu
Crimebox – Investigation est un jeu de narration et de déduction.
Avec le même matériel, deux modes de jeu s’offrent à vous :
 L’enquête (pour 2 à 6 joueurs) : résolvez, tous ensemble ou individuellement, une «affaire» criminelle en vous aidant d’indices dévoilés au fur et à mesure de la partie. Ferez-vous preuve de suffisamment de logique et d’imagination pour confondre le coupable ?
 Le procès (de 4 à 8 joueurs) : incarnez, seul ou en équipe, un avocat chargé de défendre un suspect ou alors le procureur qui doit en faire condamner un. Soyez convaincant. N’omettez aucun détail, imaginez tous les scénarios possibles et sortez vainqueur de cette confrontation judiciaire !
Le jeu sur le site de l'éditeur

Ma critique :

Crimebox est un bon jeu narrativiste où le but est de trouver une explication convainquante aux différents éléments d'une enquête policière. Pièce que l'on va placer soi-même, parfois avec une petite idée derrière la tête. Parce que bon, ce serait quand même nettement mieux si l'enquête concluait à l'innocence de notre client.

On a vraiment le plaisir de l'enquête à base de "mais comment c'est possible d'expliquer ça ??". Et avec des joueurs imaginatifs on peut vraiment créer des scénarios bien sympa où chacun des éléments contribue à la solution trouvées. Avec des joueurs moins céatif, où les jours/tirages un peu moins inspirés, certains de ses éléments se trouveront là un peu plus par hasard. Mais je vous assure que TOUT est explicable. 

Deux modes de jeux sont proposés, mais jouer avec des camps aide franchement à trouver des motivations au placement des cartes, qui se fait sinon sans grande conviction (on peut aussi mettre dès la mise place tous les éléments si les joueurs préfèrent. Ca rend l'enquête plus obscurs et peu faire sécher, mais ça permet aux indécis de ne pas avoir à jouer la phase placement de cartes). Le mode compétitif se fait normalement à 4, mais avec des joueurs de bonnes foi on peut le jouer à 3. Ce mode permet d'être un peu méchant et lance de mini défi entre joueur "vas-y, explique que l'on est trouvé un couteau avec les empreintes de ton clients et le sang de la victime saignée à blanc sur la scène du crime s'il est innocent", et si c'est sympa de voir nos adversaire patauger, c'est encore plus mémorable de les voir s'en sortir ! 

Comme tous les jeux où les joueurs doivent utiliser leur imagination pour construire un récit commun, le jeu peut tomber à plat si certains joueur ne sont pas inspirés, ne rentrent pas dans l'ambiance, où ne sont pas dans le même état d'esprit que les autres. C'est aussi plutôt un jeu de joueur, dans le sens où il faut jouer avec fair play et bonne humeur pour que les parties marchent bien. On aimrait avoir un peu plus de cartes parfois pour des parties plus variées - notamment les cartes "premières observations" (de type "la victime est nue", "la victime a été torturée",...) parce qu'elle oriente souvent pas mal les parties. Et enfin si on y joue trop souvent on retombe un peu sur les mêmes schémas. 

Malgré ces défauts c'est le sens jeu que je connaisse qui procure vraiment des sensations d'enquête sans avoir de scénario pré-établi, et c'est déjà énorme. L'ambiance y est, et avec des joueurs se prenant au jeu ça donne des choses vraiment chouettes. Les parties durent chez nous environ une demi heure (un peu plus à plus nombreux), ce qui est une durée idéale pour ce genre de jeu (c'est d'ailleurs la durée d'un épisode classique de série policère, non ?)

La boite (en tout cas la mienne, sur l'ancienne édition) contient des nouvelles qui sans être formidables ne sont pas désagréables, et permettent en tout cas de bien saisir l'ambiance du jeu. 

 Ma note : 3/5


L'extension : Crimebox Paranormal




Le jeu possède une extension qui permet de renouveler les parties, autour du thème paranormal. Le thème est sympa et l'extension marche, on retrouve typiquement des oppositions Scully contre Mulder où un camp va soutenir la cause surnaturelle pendant que l'autre va tenter la rationnalité, ce qui est bien sympa. On restreint par contre encore un peu le public de joueurs avec qui ça marche bien.
Certaines cartes de l'extension amènent forcément l'enquête sur des pistes très spécifiques. Pour se contenter d'enrichir le jeu de bases avec plus de possibilités, ils faut doc un peu trier les cartes et ne pas toutes les inclure à toutes les parties, sinon la porportion de cartes "paranormales" est trop importante pour rester sur un registre plus classique. J'aurais aimé quelques cartes plus classique pour enrichir le jeu de base en général.

Kaléidos de Spartaco Albertarelli, Elena Prette, Angelo Zucca et Marianna Fulvi


 Descriptif éditeur : 

À votre avis, combien d'objets différents peuvent se cacher dans cette illustration ? Dites un nombre... multipliez-le par cent et vous approcherez de la vérité !

Le temps d'un sablier, essayez de découvrir un maximum de mots commençant par la même lettre dans l'une des dix illustrations incroyablement surréalistes du jeu. Soyez rapide mais surtout malin car les éléments les plus précieux sont ceux que vous serez seul à remarquer. Jouez tranquillement en famille ou en équipes jusqu'à 12 joueurs pour des parties frénétiques.

Matériel : 20 fiches illustrées, 4 chevalets porte-fiches, 4 crayons, 24 cartes Lettre, 1 bloc de 100 feuilles de papier, 1 sablier, 1 règle.

Pour ses 20 ans, Kaleidos ressort tout nouveau tout beau avec QUE des planches d'illustrations inédites

La fiche du jeu sur le site de l'éditeur, sur trictrac, et sur boardgamegeek.


Mon descriptif :

A chaque manche (rapide), il faut essayer de trouver un maximum de mots commnçant par une lettre donnée représentés sur une image (très chargée). Pour cela il faudra un bon sens de l'observation mais aussi pas mal de vocabulaire et de créativité, car c'est souvent grâce à des manière de voir originales que l'on va marquer des points. La phase de décompte et en général assez vivante, avec des débats et une once de mauvaise foi quand à la validité de certains mots.

Une des 10 images du jeu édition édition 20 ans. 


Ma critique: 

Le principe du jeu est très simple. Ca rappelle la baccalauréat et de ce côté ça ne fait pas super envie mais il ne faut pas s'y arrêter : c'est bien plus que ça ! Il y a une partie observation, mais surtout le sel du jeu est dans la recherche de synonymes, de termes généraux ou spécifiques, et de vision un peu tordue ou originales des choses. Le résultat est très sympathique pour qui aime au moins un peu les jeux de lettres ou de mots, sans contrainte de niveau (même si les scores peuvent s'en retrouver très désiquilibrés). où on se marre bien en comparant nos idées tordues. Ce debrief permet quelques moments de grande fierté où on peut être bien content d'avoir trouver un mot pile adapté mais recherché et de frustration ("arg, mais comment j'ai pu louper qu'il y avait des animaux !"). Evidemment ce côté est plus fun à plus de deux. 

Il marche très bien en réunion de famille avec des joueurs de différentes générations (de 9 à 99ans, si la vue et la rapidité d'écriture suivent). Pour les plus jeunes, il vaut probablement mieux jouer en équipe avec un "scribe" adultes parce que le fait d'écrire plus lentement que les autres peut être assez frustrant.  Et évidemment c'est pas vraiment jouable pour qui ne maitrise pas bien la l'écriture. 

La règle précise que l'on peut jouer en équipe, mais ça marche exactement pareil sauf qu'on met les points en commun. Mais du moment que tous les joueurs peuvent voir clairement l'image (chaque image est en 4 exemplaire), il n'y a pas vraiment de raison de limiter à un nombre de joueurs précis. Mais si on joue à 20 le debrief risque d'être très long... (Hey ! Ca ferais pas un bon jeu de mariage avec un montage photo des mariés & co?)

Il faut tout de même signaler que c'est un peu lassant et qu'il s'agit plutôt d'un jeu que l'on sortira occasionnellement que d'un jeu auquel on jouera avec une grande régularité. Surtout que sinon les mêmes mots finissent par revenir. 

Côté illustration, c'est très chargé et perso j'aime pas le trait, mais ça se prette très bien à l'exercice. Différentes éditions existent, avec des dessins bien différents à chaque fois. Une version junior existe, qui semble proposer des variantes pour les plus jeunes, mais j'ai pas testé. 

Ma note : 4/5

Différentes éditions du jeu :












mardi 11 août 2015

Qui paire Gagne de Stephen Glenn




Descriptif éditeur :

Créez les paires les plus populaires !
Lors de chaque manche, 11 photos sont étalées sur la table. Sous la pression du temps, chaque joueur crée secrètement 5 paires en associant les images selon leur thème, leur couleur, leur forme, etc. À la fin du temps imparti, on révèle les choix de tous : plus une paire a été réalisée par les joueurs, plus elle rapporte de points à ceux qui l’ont créée !
PRINCIPE DU JEU : 
Chaque joueur reçoit 11 cartes numérotées de 1 à 11 ainsi qu'une feuille de score. Placez 11 photos au centre de la table, chacune devantun jeton blanc numéroté (de 1 à 11 également). Retournez le sablier : tous les joueurs jouent en même temps !



Chaque joueur réalise secrètement 5 paires d'images tout en essayant de deviner celles que feront les autres joueurs.
Pour cela, prenez dans votre main les cartes correspondant aux numéros des deux photos que vous souhaitez associer, et posez-les ensemble devant vous, face cachée. Formez ainsi 5 paires.
Enfin, posez également la carte inutilisée face cachée : elle sera votre « pomme pourrie » et pourra vous rapporter des points !
Une fois le sablier écoulé, ou lorsque tous les joueurs ont réalisé leurs paires, le premier joueur énumère les paires qu'il a choisit. Chaque fois qu'une paire est annoncée, TOUS les joueurs ayant formé la même paire lèvent la main et marquent un point par main levée. Chacun inscrit ses points sur sa feuille de score. Attention : une paire réalisée par un seul joueur (ou par tous !) vaut zéro.
Chaque joueur révèle également sa pomme pourrie et marque deux points par main levée !
Le joueur avec le plus de points après 4 manches est déclaré vainqueur.
Points forts :
  • Un jeu hilarant où il faut deviner ce que pense les autres.
  • Un système d’association d’idée original basé sur des photos, auquel tout le monde peut jouer
  • Des règles ultra simples à expliquer et à comprendre !
Joueurs : 3 à 8. Âge : à partir de 10 ans. Durée : 30 min. Langue : Français.
Matériel : 150 cartes photos (recto verso), 1 sablier (90 secondes), 88 cartes numérotées de 1 à 11 (8 couleurs), 11 jetons blancs numérotés de 1 à 11, Feuilles de score, crayons et 1 livret de règles.



Ma critique : Un tout petit jeu qui marche drôlement bien ! Le principe (essayer de faire des associations d'idées entre des photos n'ayant rien à voir) marche bien. On la joue cool, sans sablier et en mettant plus l'emphase sur le fait d'expliquer pourquoi avoir mis telle et telle carte ensemble que je le score. On y joue même à deux de temps en temps juste pour comparer les paires que l'on fait.

Au départ j'avais vu cette boite quelques fois mais elle ne m'attirait pas du tout, entre le design "grand public" et le titre qui me rappelle les jeux pour enfants. J'étais donc plutôt hostile avant de savoir de quoi il s'agissait. Heurement, on m'a intégrer on m'a intégrée à une table sans trop me demander mon avis et j'ai pu le découvrir. Et j'ai été conquise. 
Bon, faut dire j'adore chercher des logiques tordues en toutes chose donc c'était facile de me convaincre.
L'ambiance est chaque fois bonne, même ceux qui ne sont pas passionnés (et il y en a, c'est un style qui peut déplaire) ne s'ennuient pas non plus comme des rats morts. Le décompte peut-être un peu fastidieux quand on a pas grand chose à dire sur les paires. Dans sa catégorie, je le trouve bien meilleur (car plus immédiat) que ses prédécésseurs comme Combatibility de Craig Browne, donc j'aimais le principe mais finalement un peu trop laborieux pour le sortir dans le genre d'occasion où je sors ce genre de jeux.

Le jeu est un peu répétitif, pas parce qu'on manque de cartes (on en a fait le tour, mais comme elle ne retombent pas toujours avec les mêmes c'est pas grave) mais parce que certains type de liens reviennent souvent (c'est rond, c'est des animaux, c'est vert,..). A jouer avec modération donc.

Ma note : 5/5